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 [Roman] Le Dernier Vampire, Jeanne Faivre d'Arcier

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MessageSujet: [Roman] Le Dernier Vampire, Jeanne Faivre d'Arcier   Mer 18 Avr 2012 - 14:06



Titre : Le Dernier Vampire
Genre : Polar fantastique
Auteur : Jeanne Faivre d'Arcier
Éditeur : Bragelonne
Date de parution : janvier 2012
Prix : 20 €
Caractère érotique : parsemé d'épices en petite quantité tout du long, avec des scènes sensuelles plus fortes dans la seconde moitié.

Quatrième de couverture:

Citation :
Une série de meurtres étranges frappe les laboratoires de l'Inserm à Paris. Les victimes, de brillants hématologues et cancérologues, ont toutes été vidées de leur sang...
Le capitaine Christine Deroche est chargée de l'affaire et pense tout d'abord mener une enquête de routine, mais elle reçoit bientôt des bouquets de fleurs et des messages mystérieux qui font le lien entre son passé et celui de l'assassin. Puis ses proches disparaissent un à un et la mission tourne au cauchemar.
Commence alors, pour Christine et son équipe, un voyage dangereux et palpitant, à Paris, Bordeaux et le long de la
Garonne, sur la piste d'un meurtrier à la fois victime et bourreau, inquiétant et flamboyant.


Chronique complète sur mon blog : http://histoiresdoph.blogspot.fr/2012/04/le-dernier-vampire-jeanne-faivre.html

Deux décennies en arrière, les éditions Pocket nous promettaient, de la part de Jeanne Faivre d'Arcier, une "trilogie en rouge". Rouge Flamenco, en 1995, puis La déesse écarlate en 1997. Et puis quinze ans d'absence, l'auteur ayant écrit totalement autre chose dans l'intervalle.
Le Dernier Vampire est donc le troisième et dernier volet de cette trilogie, paru en 2012.

À ma gauche, Christine Deroche, capitaine à la Brigade Criminelle, petite butch nerveuse au passé torturé (frère disparu, mère haineuse, père vite envolé bien loin – il est même fortement suggéré qu'elle est devenue lesbienne à cause de la lâcheté paternelle) et au présent pas reluisant (picole dans son bar lesbien pour oublier la haine que lui voue son supérieur), bref, un bel exemple de background chargé.
À ma droite, Donnadieu (ceci est un pseudonyme), juriste transformé en vampire contre son gré sous la Révolution, pas très net comme beaucoup de ses congénères après quelques siècles de nuit, préoccupé par la brutale déchéance des siens, dans laquelle il n'a aucune envie d'être entraîné, et qui se met à s'intéresser à Christine parce qu'elle lui rappelle bigrement son ex-fiancée, à se demander si ce n'est pas elle sous couverture...

Dans la première partie, Christine et ses collègues enquêtent sur des meurtres sans se douter qu'ils sont dans un roman de vampires (l'héroïne est la dernière à admettre que le criminel n'est pas humain, et encore, quand elle en a la preuve sous les yeux). Quant à Donnadieu, il se berce d'illusions sur la nature de sa proie, puisque le lecteur, qui suit son quotidien, sait qu'elle est bel et bien humaine.
La seconde moitié bascule plus franchement dans le roman vampirique : Donnadieu se rend compte de sa méprise, tombe amoureux et met les voiles en couple avec, sous le bras, le remède au problème des vampires, qu'il n'a pas l'intention de partager (il sera ainsi Le Dernier Vampire, ding !). Christine, bien décidée à lui mettre le grappin dessus, s'engage dans une course-poursuite avec lui, dans Paris puis sur la route des vins.

Jeanne Faivre d'Arcier est égale à elle-même, avec une narration au présent, nerveuse et pleine d'ironie. Pourtant, je me suis retrouvée à l'occasion toute grimaçante devant des phrases qui, si elles passent encore dans les parties au passé simple racontant l'histoire de Donnadieu, coincent carrément quand elles surgissent dans le corps principal du texte.

Citation :
Le directeur de la Criminelle lui a offert un moka à la turque, épais, huileux, sucré comme du loukoum, qu'il a tambouillé lui-même dans un coin de son bureau. Mais c'est moins ce breuvage parfumé à la rose qui lui retourne les tripes que la décision en forme de syllogisme prise par les autruches du ministère et dont le grand chef se charge d'assurer l'après-vente : comme les vampires n'existent pas, l'enquête sur le meurtrier des laboratoires est close.
Vous avez dit loukoum ?

Et puis j'ai eu du mal à avaler que la brillante Carmilla ait perdu les contacts qu'elle avait dans le monde de la recherche dans les années quatre-vingt-dix, que Donnadieu devienne sur la fin un "héros" miraculeusement lavé par l'amour de tous les crimes atroces qu'il a pu commettre jusqu'à la veille, et surtout que Suzanne, un personnage par ailleurs réussi, joue le Deus Ex Machina par la grâce de pouvoirs hérités... de sa grand-mère réunionnaise. Stop aux clichés, bordel !

Enfin bref.
On a là un roman enlevé, documenté, rythmé, globalement bien écrit, mais qui me laisse mi-figue mi-raisin. Bon moment de lecture, et pourtant grosse déception pour un livre aussi attendu (et je vous jure que je ne demandais pas la lune).
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http://histoiresdoph.blogspot.com
 
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